Heureusement, plus de peur que de mal. Aux urgences de l’Hotel Dieu, Benoit fut pris en charge et en ressortit avec quelques points de suture et un pansement digne d’un fakir de conte de fée ! À notre retour à l’agence, le sang de Benoit était encore présent, un magnifique rouge qui s’étalait sur la scène de crime. Le coucou, ce fourbe, fut mis au ban de l’agence, laissé à son sort de traitre et d’apprenti assassin. Mais Benoit, tout enturbanné qu’il était, ne fut pas rancunier. Et puis, il est quand même beau son coucou. Et c’est vrai, il fallait quand même pardonner, nous étions en période de fêtes, et la pauvre bestiole était déracinée !  C’est quand même perturbant de quitter la forêt Noire, ses paysages grandioses et son air pur pour être parachuté au centre d’un Paris grisâtre et tout pollué ! Il y avait de quoi être furieux, que diable !

Mais donc notre Benoit est miséricordieux : il a ramassé le coucou, et il l’a raccroché, ou plutôt il l’a harnaché pour être certain que son crâne ne ferait pas les frais une seconde fois de le fourberie notoire de la bête ! Il est précieux le crâne de Benoit, c’est quand même là que se cache un des cerveaux de l’agence, le drame avait été évité de justesse ! Et donc monsieur coucou trône toujours à l’agence, avec son rouge flamboyant. Par contre il ne s’est pas remis de sa rencontre impromptue avec la boite crânienne du chef ( bien fait, bouh, vilain coucou ! ), il donne toujours l’heure …. Mais il ne sort plus de sa boite ! Si ça se trouve, il boude !

Moralité : si vous achetez un coucou, planquez-vous !